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Principes

Nous vous montrons quelques concepts théoriques pour mieux comprendre le traitement sur la base de la Méthode Mézières:
 
 1. L’unité corporelle et les chaînes musculaires
 2. La lordose est mobile et la difformité 
 3. Le diaphragme: la respiration et la position
 4. Le reflet "anti-douleur"

 

1. L'unité corporelle et les chaînes musculaires

La Méthode Mézières aborde la douleur locale tenant compte le corps complet.

Dans de nombreuses occasions les protocoles qui sont utilisés pour le traitement de problèmes articulaires ou musculaires ils sont excessivement analytiques. Face à un trouble de dos il n'est pas rare d'écouter des commentaires du type "vous devez tonifier votre dos et vos abdominaux ».

La vision du mézièriste considère que beaucoup de douleurs et de difformités du dos ne découlent pas d'une faiblesse musculaire mais, dans plusieurs occasions, de la rigidité des tissus comme de muscles et fascias. Donc la rééducation devra être globale puisque le fonctionnement des muscles est global, les uns se rattachent aux autres en formant des chaînes musculaires, particulièrement la chaîne postérieure qui s'étend du crâne aux doigts des pieds. En conséquence, il faudra insister sur la flexibilité musculaire en respectant les capacités de chaque individu.

 

2. La lordose est mobile et la difformité

Nous définissons lordose comme la concavité de la courbure du dos, ainsi nous avons deux lordoses, une lordose cervicale et une lordose lombaire. Quand nous parlons de hyperlordose, nous nous référons à une augmentation de l'arc lombaire.

Quand l'hyperlordose est due à une rigidité musculaire, il ne suffit pas d’étirer ces muscles d’une forme analytique parce que la tension sera transmise ailleurs du corps : au cou, aux jambes, au thorax, etc.. N'importe quelle tentative de réduire l'hyperlordose du cou, provoquera automatiquement une augmentation de la lordose des lombaires, et vice versa. Il est comme si la lordose mouvrait d'un côté vers l'autre. De là l'importance d'assouplir ces muscles au même temps que les autres parties du corps sont contrôlées, à fin d'éviter des compensations et des difformités. (+info)
 

3. Le diaphragme : la respiration et la posture

Le diaphragme n'est pas seulement  un muscle de la respiration. D'un côté ses insertions sur les vertèbres, ils influent sur la forme de notre dos et aussi sur la dynamique du corps. Sa situation et sa multifonctionnalité lui confèrent un rôle clef dans la rééducation globale. Il est fréquent trouver des altérations posturales associés à une mauvaise mécanique du thorax ; de là, la nécessité de travailler simultanément les exercices posturales avec une respiration adéquate.

Il ne s'agit pas d'apprendre à respirer mais d'améliorer la mécanique thoracique pour que les muscles respiratoires fonctionnent mieux.
 

4. Le reflet "anti-douleur"

Pour mieux comprendre ce reflet, nous l'illustrerons avec un exemple. Il est facile à comprendre ce qui succède quand nous subissons une foulure de cheville. Les muscles chargés de stabiliser l'articulation contractent avec l'objectif de "fixer et protéger" les ligaments blessés. Pour échapper la douleur, nous changeons l'appui du pied et la forme de marcher. Tout cela est réalisé d'une manière automatique et inconsciente par le système neuromusculaire. Avec le temps, vous pouvez aller chez votre kinésithérapeute par une lombalgie. Peut-être la cause de votre actuelle douleur soit due au rajustement que vos articulations ont eu à faire pour marcher sans douleur quand vous avez eu la foulure de cheville.
 
Ces compensations que notre corps réalise pour éviter ou pour cacher la douleur, requièrent une vision globale de la difformité et du symptôme. Sous cette conception et en suivant l'exemple antérieur, nous ne devrions pas traiter uniquement la conséquence c'est-à-dire la douleur du dos, mais aussi le bon appui du pied.
 
 
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